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Le Pic Vert est en colère... très !!!

Votre serviteur habite dans la campagne auscitaine après y avoir restauré un nid en cours d'abandon... Je vous vois venir : un de ces individus qui ne connaissent rien à la nature et qui s'offusquent au moindre chant du coq du gentil agriculteur voisin, un "rurbain" quoi ! Pour bien planter le décor, je vous explique : il est né dans une ferme gersoise, d'un père domestique agricole et d'une mère fille de la propriétaire "bonne à tout faire" sur la ferme en question, et il est heureux d'avoir pu gagner sa pitance dans son département natal... Un vrai bonheur ! Ses racines sont très profondément ancrées dans cette terre gersoise...

Mais que se passe-t-il pour un tel accès de colère ?

Je vous explique : hier matin, 8 mai férié... mais nous n'avons pas tous les mêmes valeurs, voici qu'une énorme libellule s'approche de son nid, vomissant un liquide jaunâtre et pestilentiel. Vite, vite, on rentre et on ferme tout. Il faut dire que l'autan souffle fort - très fort même - et que... justement... l'engin en question se trouve plein est, donc "on en prend plein la gueule" comme on dit vulgairement.

Malgré tout l'odeur entre, mais ça va passer lorsque le vent aura chassé tout ça et le soleil de cette belle journée de début mai incite à tout ouvrir. Ce qui est fait en milieu d'après-midi, il faut quand même laisser le temps au temps...

Après quelques minutes un étrange et surtout inquiétant phénomène se produit, le vieil oiseau que je suis n'a jamais rien vu de tel : des dizaines d'abeilles entrent dans notre maison par toutes les ouvertures, elles paraissent totalement désorientées, il y en a plein la chambre ! Eh bien ça ne va pas être facile pour dormir... Et le ballet commence pour leur faire quitter les lieux...

C'est à ce moment là que le plus triste de l'histoire commence : non seulement les abeilles entrent mais elles viennent mourir à l'intérieur, au pied des fenêtres !!!

Là l'inquiétude devient grande. Que faire ? Je cherche le numéro de téléphone de l'apiculteur voisin mais ne le trouve pas, j'appelle un autre voisin qui ne l'a pas non plus, j'appelle le maire et tombe sur le répondeur... Finalement je trouve ce fichu numéro et finis par avoir l'apiculteur au bout du fil : tout d'abord énorme surprise de celui-ci qui connait les mœurs de cet insecte de grand-père en petit-fils (une famille bien connue des apiculteurs gersois et d'ailleurs, jusqu'en Amérique du Sud...). Il comprend vite lorsque je lui parle de ce qui s'est passé le matin : c'est tous les ans pareil, on perd la moitié de nos abeilles après des traitements. Il s'étonne un peu que ses protégées se soient égarées jusqu'à chez moi (cependant moins de un kilomètre à vol d'abeille) et je lui explique que - hélas plein ouest du champ traité - se trouve une très grande quantité d'aubépines en pleine floraison...

Oui, alors que faire ? Eh bien, résigné, il me dit : on ne peut rien faire !

La seule solution et sans aucune garantie qu'un tel désastre ne se reproduira pas l'an prochain est de porter plainte contre le pollueur, d'enclencher tout un tas de procédures longues et coûteuses, sans garantie du résultat d'ailleurs car le tueur de ces insectes est un personnage en vue dans le monde du syndicalisme agricole. 

Alors que faire ? Juste vomir, attendre que ça passe, et espérer que cela ne se renouvelle pas... 

PS - Le Pic Vert a quand même mis quelques cadavres en conserve pour une éventuelle analyse et suites à donner...

 

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