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Quand les moutons refusent de désigner leur berger...

Depuis quelques années votre serviteur bien que "hors d'âge" s'intéresse lui aussi aux réseaux que l'on dit sociaux. Non pas pour y afficher son portrait ni son nombril, juste pour voir un peu ce qui s'y dit et parfois aussi pour quelques mouvements d'humeur.

Bien moins rebelle qu'il y a quelques décennies je dois l'avouer, l'expérience rend plus modeste et plus mesuré, attaché à la vie démocratique depuis toujours et pour toujours, je suis et resterai définitivement un militant... Que ce soit au sein de mouvements politiques, citoyens ou tout simplement bénévole dans diverses associations de solidarité ou sportives, les moindres actes sont déjà du militantisme.

Voilà que pour suivre à la lettre - ou presque - les directives de ceux qui ont en charge la vie dans notre société je me suis fait souvent traiter de "mouton" ces derniers temps, par des hurluberlus qui n'ont pour tout horizon que leur nombril et les sensations qu'ils perçoivent par ce centre de leur monde. Négationnistes en tous genres, anti-vaccins primaires, j'en passe et des meilleurs.

Nous avons encore la chance dans notre magnifique pays (pour combien de temps ?), de pouvoir dire ce que l'on pense, de pouvoir s'exprimer en son propre nom (comme je le fais ici) ou de postuler pour s'exprimer au nom de ceux qui se reconnaissent dans le discours porté... 

Quelle chance donc pour ces "je sais tout", pour ces fiers à bras révolutionnaires de comptoirs, de pouvoir enfin monter au créneau...

Croyez-vous ?

Eh bien non, ces rebelles de pacotille, choisissent de ne rien dire lorsqu'on leur donne la parole, ils sont au-dessus de tout ça... Ils signent des pétitions, ils marchent, occupent, cassent hélas parfois, insultent, vous prennent de haut, ceci pour les forts en gueule. Nombreux sont également ceux qui se contentent de séparer le bon grain de l'ivraie, tendant la main non pas pour saisir l'outil qui pourrait devenir leur gagne-pain, mais plutôt bien décidés à se faire oublier et à profiter du travail des autres. Tous se rejoignent pour critiquer l'ordre établi mais lorsque on leur donne la parole ils désertent... Courage fuyons...

Ras-le-bol de ces moutons qui se contentent de suivre le troupeau, broutant ça et là quelques poignées d'euros... toujours insuffisantes... sans rien faire pour que cela change, surtout pas se bouger un peu... A moins que chacun trouve ici son confort : les uns pour faire vivre leur fonds de commerce contestataire, les autres pour aller tranquillement à la pêche ?

Tant pis si je suis le vilain mouton noir !

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