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Ils nous prennent vraiment pour des dindons...

Vous savez certainement que se tiendra, ce week end à Condom, le salon Biogascogne, créé sur une initiative de Jean Dubos en 2002 et organisé désormais par sa fille Françoise. Le Pic Vert ne manquera pas d'aller y faire un petit tour. Ce salon connaît un succès grandissant et, peut-être à cause de cela (jalousie ?), on entend un concert d'idioties orchestré par notre quotidien régional préféré (préféré peut-être d'ailleurs parce qu'il est le seul !).
Nous avons pu y lire l'interview d'un chef étoilé condomois qui n'hésite pas à nous faire part de la différence entre un poulet "bio" et le poulet qu'il vous servira... "Il faut cuire le poulet bio plus longtemps" ! Le Pic Vert ne va jamais cueillir sa pitance dans ce genre d'établissement et au vu des connaissances de ce chef, il ne le regrette pas...
Le poulet que l'on consomme dans cet "étoilé" aurait-il été attendri par des substances chimiques ? Les vitamines (quand ce ne sont pas des antibiotiques) qu'on lui a donné auraient-elles une influence sur la tendreté de ses chairs ?
Non, il le sait bien ce cuistot, s'il le cuit moins longtemps c'est simplement qu'il s'agit d'un poulet "bas de gamme" qui n'a jamais gambadé pour muscler ses gambettes et nourri aux aliments et préparations chimiques afin d'accélérer sa croissance et... sa rentabilité pour celui qui fournit... les aliments ! Car l'agro-industriel qui l'élève n'est autre que l'esclave du système...
Pour le restaurateur également qui vous le vente et qui l'achètera moins cher, le cuira moins longtemps et vous le vendra au prix fort pendant que vous le remercierez, la tête dans les étoiles !
A moins qu'il nous prenne pour des dindons ?
Mieux encore, sur le même quotidien (mercredi 26 août 2009), c'est un marchand de primeurs de Condom (décidément il y a encore beaucoup à faire malgré les efforts de la famille Dubos...) qui nous fait part de toute sa science sur la question.
Ici je suis obligé de reprendre le texte intégralement, y ajoutant quelques anotations, pour montrer jusqu'ou peut aller la perfidie (puisque je ne ferai pas l'injure au maraicher ni au journaliste de penser que ce n'est pas fait intentionnellement...).

Question DDM : Un primeur bio peut-il exister ? (il suffirait de sortir un peu de sa bulle pour voir qu'il y en un peu partout !).

Alain Bonne, place Saint-Pierre à Condom : "Pour nos clients il faut que le produit ait de la gueule. Mais le bio, ça se défraîchit plus vite, c'est plus fragile. Tiens donc, y aurait-il des conservateurs chimiques sur les produits de son étal ? Donc difficilement conciliable aves les pratiques actuelles de consommation". Quelles sont-elles ? De nous vendre des légumes qui ont traîné sur des milliers de kilomètres des journées durant et qui ont été "traités" pour avoir encore "de la gueule" ?
D'ailleurs le commerçant a noté qu'au MINE d'Agen, où il se sert, les produits issus de l'agriculture biologique sont rares. Ben oui, entre Condom et Agen, il fait encore nuit quant il y va - ou peut-être a-t-il des œillères -, il ne peut pas voir les légumes bio dans les champs ! Pourtant il en a de tout près : route de Nérac, route Lectoure/Agen, Pergain-Taillac (pour ceux que le Pic Vert connaît...).
Lui préfère l'agriculture raisonnée "qui se rapproche du bio" (ils n'ont qu'à moitié sale gueule ? - pourrait-il nous parler du cahier des charges de ce "mode" d'agriculture ? doit-on se fier à la "tête" du producteur pour savoir s'il est raisonnable ? Le Pic Vert aimerait bien connaître sa méthode, scientifique certainement !) même s'il vend quelques produits avec le label AB. "De toute façon, dit-il, nous n'avons pas beaucoup de demande (tu m'étonnes ! les clients ont leurs boutiques et leurs boutiquiers !). Du citron essentiellement" (local sans doute car, sinon, il serait très défraîchi !).
D'après lui beaucoup de produits sont bio sans le clamer haut et fort (mais d'après ce qu'il dit plus haut, ça se voit !!!! Ils ont sale gueule et ne se conservent pas !!!!). Il montre une caisse de tomates qui semblent sorties du potager en exemple (du potager ? ouah ! - elle semble seulement, ah bon ! - il y a des artifices qui font que... alors). Il pense que la différence est mince (bon mon garçon, elle est mince ou elle rend les produits inadaptés aux méthodes actuelles de consommation ?????) : "On a déjà interdit beaucoup de produits dans l'agriculture conventionnelle (nous sommes les plus gros consommateurs mondiaux de pesticides !), rappelle-t-il, et puis le vrai bio, est-ce que ça existe (en tous cas le bio respecte un cahier des charges - insuffisamment contraignant peut-être - mais en tous cas contrôlé, pas à la tête du client) ? L'eau et l'air, est-ce qu'ils sont bio ?" (ben non, justement à cause de zozos qui pour pouvoir mieux nous plumer nous traitent comme des dindons !).

Pensent-ils vraiment ce maraîcher et ce journaliste que les lecteurs vont avaler longtemps encore ce genre de mixture journalistique sans attrapper une indigestion !

Ne me dites surtout pas qu'ils ne se sont pas rendu compte de ce qu'ils ont dit ou écrit, c'est tellement gros (pour ne pas dire grotesque !) que ce ne peut être que volontaire...

Ils nous prennent pour des dindons... mais la farce est de mauvais goût !
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david 28/08/2009 13:47

Incroyable de lire encore des choses pareilles ! Mieux vaut acheter le dernier recueil des "brèves de comptoir", on sera mieux informé. Bon, faut reconnaitre que c'est assez pratique pour allumer la cheminée en hiver ...